Des annulations du festival musical israélien Meteor

11.09.2018

Categories: Boycott culturel

Une quinzaine de groupes et artistes internationaux ont annoncé jusqu’à présent qu’ils se retiraient du Meteor Festival d’Israël à l’appel du mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS).

Certains musiciens ont annulé parce qu’ils craignaient que leur participation n’embellisse l’occupation israélienne. D’autres n’ont pas donné de raison, au cas où des pressions pro-israéliennes les empêcheraient de se présenter dans d’autres festivals, selon Middle East Monitor.

Selon le site d’information israélien Walla, l’artiste américaine Lana Del Rey, les musiciens américains Henry Louver, Wolfox et Payton, les musiciens britanniques Leon Vinhol et Shanti Celeste, le musicien suédois Seinfeld et le groupe de musique sud-africain Black Motion vont boycotter le festival.

Le site rapporte que les artistes ont renoncé à participer au festival suite à l’appel du mouvement BDS . Il informe aussi que le fameux musicien britannique et activiste de BDS, Roger Waters soutient également le boycott.

Par ailleurs, les groupes de musique Znobia et Khalas constitués de Palestiniens citoyens d’Israël, vont aussi boycotter le Meteor Festival de musique, précise TRT.

Le musicien américain Henry Laufer, connu sous son nom de scène Shlohmo, a annoncé sur Twitter samedi l’annulation de sa participation au festival israélien. “Désolé pour le court message, mais je ne jouerai PAS en Israël la semaine prochaine”, a-t-il écrit. “Désolé pour les fans que je laisse tomber et pour le personnel du festival, mais soutenir les opprimés par mon absence est plus important pour moi, surtout après les récentes violations des droits de l’homme commises par Israël”.

Le groupe de rock indépendant Of Montreal, qui a dénoncé une "situation d'apartheid" dans le pays, en expliquant qu'il ne pouvait "pas faire comme si la crise n'existait pas". Pour les membres du groupe, originaire d'Athens, en Géorgie, il n'existait pas d'alternative à l'annulation, "alors que les dirigeants politiques et militaires du pays poursuivent leur politique contre les Palestiniens". "Le temps n'est pas à l'évasion et à la fête", ont-ils expliqué, mais "à l'activisme et aux manifestations contre l'apartheid israélien, l'occupation israélienne de la Cisjordanie et les atrocités perpétrées quotidiennement par les forces israéliennes à Gaza".

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