Visite sur les hauteurs du Golan met en évidence la coopération suisse avec l'armée d'occupation

05.11.2017

Categories: Embargo militaire

Dans le cadre de l'achat des drones israéliens du fabricant Elbit Systems, les délégations de l'armée suisse ont visité plusieurs fois les hauteurs du Golan occupé par Israël. Maintenant, un porte-parole de l'armée a dit que c'était une erreur de communication. Cependant, cet incident est pas une erreur, il montre clairement que par ses relations militaires et autres avec Israël, la Suisse normalise systématiquement les violations du droit international et des droits humains que commet Israël. La Suisse se rend ainsi complice de la situation permanente d'injustice que fait régner ce pays et de l'impunité dont il jouit.

L'occupation des territoires palestiniens et le déplacement systématique de la population palestinienne sont au cœur de la politique israélienne. L'armée israélienne mène régulièrement des guerres agressives contre la population civile palestinienne et commet ce qui a été considéré comme des crimes de guerre. La Suisse en tant qu'État neutre, qui respecte et protège le droit international et les droits humains, doit en tirer les conséquences de cette situation en ce qui concerne ses relations avec Israël. Ce qui est scandaleux ce ne sont pas quelques réunions en territoire occupé, mais surtout la coopération étroite et à long terme avec une armée d'occupation. L'achat des drones et une visite aux hauteurs du Golan sont seulement un exemple de la coopération définie par un accord-cadre. En moyenne, il y a une réunion entre l'armée suisse et l'armée israélienne tous les cinq jours.

 
Il est illusoire de croire qu'il est possible d'entretenir des relations militaires avec Israël en faisant semblant qu'il n'y a pas d'occupation, une telle attitude ne peut que contribuer à la normalisation de la politique israélienne envers les Palestiniens. L'armée israélienne et des entreprises telles qu'Elbit Systems utilisent le territoire occupé comme un terrain d'essai pour le développement de systèmes d'armes classiques et de technologies plus innovantes destinées au contrôle de la population. Avec des décennies d'expérience de l'occupation, Israël joue un rôle de premier plan dans le développement et l'exportation des technologies destinées à la répression militaire des population civile. La demande pour un tel savoir-faire augmente dans le monde entier et est satisfaite par Israël. En retour, la communauté internationale tolère qu'Israël ait pendant des décennies ignoré les aspects centraux du droit international humanitaire. Avec l'achat de drones israéliens, qui ont été utilisés dans l'assassinats ciblés des civils dans la bande de Gaza, et en coopérant avec une armée qui est accusée de crimes de guerre, la Suisse se rend elle aussi complice de l'impunité dont jouit Israël. Au lieu de faire respecter le droit international, la Suisse et d'autres États sapent ses principes.

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