La campagne palestinienne pour un boycott académique et culturel (PACBI) invite les personnes actives culturellement et les institutions culturelles du monde entier à ne pas collaborer avec les institutions israéliennes du domaine de la culture, et à refuser toute participation à des événements organisés dans ce pays. La scène culturelle israélienne fait partie du dispositif idéologique et institutionnel déniant aux Palestiniennes et Palestiniens leurs droits fondamentaux. Depuis quelques années, Israël mise systématiquement sur les productions culturelles pour occulter sa politique agressive à l’égard des Palestiniennes et Palestiniens, et se donner une image trompeuse de pays tolérant.

Le boycott culturel s’inspire des expériences du mouvement anti-apartheid sud-africain. Cependant, contrairement à la stratégie de l’époque, PACBI rejette le boycott d’actrices et d’acteurs culturels individuels sur la base de leur appartenance à un groupe ethnique, religieux ou national, et désapprouve toute forme de censure, en insistant sur le droit à la liberté d’opinion. La campagne se concentre donc clairement sur un boycott institutionnel.

En Suisse, à l’occasion du Festival Culturescapes Israël en 2011 et du Festival du Film de Locarno, avec sa Carte Blanche dédiée à Israël en 2015, un grand nombre de personnes actives dans le domaine culturel et intellectuel se sont ralliées au boycott. Des prises de position similaires se sont exprimées en protestation contre les agressions militaires répétées envers la Bande de Gaza et le Liban.

 

Articles

  • Un livre sur le boycott culturel et académique

    16.11.2016

    Armelle Laborie et Eyal Silvan ont publié dans les éditions La Fabrique un petit ouvrage très utile pour expliquer le boycott culturel et académique, qui est souvent encore mal compris et suscite des réticences même parmi les personnes qui sont d'accord de boycotter les produits israéliens. Comme si la culture et l'Université étaient par nature situées au-dessus des querelles politiques.

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  • Vaincre les réticences au boycott culturel et académique

    08.11.2016

    Dans le Courrier du 8 novembre, Michel Warshawsky, militant anticolonialiste israélien, fondateur du Centre d'information alternative (Jérusalem/Bethléem) a fait une chronique où il rappelle les raisons du boycott culturel et académique. Le titre de la chronique : "Boycottez-nous", fait référence aux appels des militants sud-africains qui, du temps de l’apartheid, n’hésitaient pas à lancer cet appel : "Boycottez-nous! Nous sommes prêts à en payer le prix."

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  • Lettre ouverte aux participants à un festival culinaire à Tel-Aviv

    17.10.2016

    Une série de Tables rondes, un festival culinaire, va se tenir à Tel Aviv du 8 au 26 novembre 2016. Les groupes BDS de différents pays ont envoyé des lettres aux invités à cet événement pour qu’ils annulent leur participation. BDS Suisse a envoyé la lettre à La Bottega, le restaurant genevois convié à cet évènement.

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  • Lettre ouverte au Béjart Ballet Lausanne et au Ballet du Grand Théâtre de Genève

    27.09.2016

    Nous apprenons que le Béjart Ballet Lausanne (BBL) et le Ballet du Grand Théâtre de Genève (GTG) sont à l'affiche de l’actuelle saison danse de l'Opéra de Tel Aviv. Dans une lettre ouverte, le mouvement BDS en Suisse souhaite attirer l'attention sur l'incongruité de voir deux ambassadrices culturelles de la Suisse se compromettre auprès d’un régime d’occupation et d’apartheid.

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  • An open letter to the Béjart Ballet Lausanne and the Ballet du Grand Théâtre de Genève

    24.08.2016

    Why are the ballets of Lausanne and Geneva dancing with apartheid? We have learned that the Béjart Ballet Lausanne (BBL) and the Ballet du Grand Théâtre de Genève (GTG) are on the program of the Tel Aviv Opera (Israel Opera) for this dance season. In an open letter, we wish to draw your attention to the incongruity of seeing two recognized Swiss cultural ambassadors compromising themselves with a regime that practices occupation and apartheid. 

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  • Les raisons de Santana pour ignorer le boycott

    29.07.2016

    Jouer ou ne pas jouer: pourquoi les raisons données par Carlos Santana pour ignorer le boycott d’Israël sont pour le moins douteuses - Plus de 400 artistes ont signé pour le boycott d’Israël. Alors pourquoi le guitariste militant n’emboîte-t-il pas le pas ? (David Palumbo-Liu, article publié sur le site de BDS France)

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